Musée de la Chasse et de la Nature
Paris, Île-de-France
Fondation François Sommer
Jouve-Sazerat-Vignaud (architectes mandataires), Cédric Trentesaux (architecte du Patrimoine), Scenos Associés (muséographe), Equilibre Structure (BET structure), GT2i (BET fluides), Cabinet Votruba (économiste), AVA (acoustique)
5,7 M €
2017 - 2022
Inauguré par André Malraux dans l’hôtel de Guénégaud (Monument historique classé du XVIIe siècle de François Mansart) en 1967, le musée de la Chasse et de la Nature a été étendu en 2007 à l’hôtel voisin, l’hôtel de Mongelas (XVIIIe siècle). À la faveur de cette rénovation et de cette extension, le musée « expose » le rapport de l’homme à l’animal à travers les âges, de l’Antiquité à nos jours, et s’appuie sur les exceptionnelles collections d’art ancien, moderne et contemporain réunies par les fondateurs et sans cesse augmentées depuis près d’un demi-siècle. Musée privé, il bénéficie du label « Musée de France » octroyé par le ministère de la Culture et de la Communication.
Porté par la Fondation François Sommer, Initié en 2017 et réceptionné en 2021, le présent projet consista à étendre les surfaces ouvertes au public, à modifier et étendre les surfaces d’entrée en restant fidèle à l’esprit qu’ont souhaité les fondateurs, celui d’une « maison d’amateur d’art ».
Les travaux ont impacté les deux hôtels avec d’importantes problématiques d’intégration des réseaux de fluides dans le contexte contraint d’un monument historique classé. Cette modernisation des réseaux était la condition nécessaire à l’amélioration de l’accueil du public, à la bonne conservation de la collection permanente et permet de répondre aux plus hautes exigences des conditions de prêt des musées internationaux pour les expositions temporaires.
En gros-œuvre, le renforcement des planchers anciens XVIIe mais aussi d’autres issus de la première restauration des époux Sommer des années 1960, en acier et béton, permit l’extension des surfaces ouvertes au public et l’accueil de nouveaux espaces de réserves des collections, nécessaires pour un musée de cette envergure. Parallèlement, de nombreux travaux portèrent sur le second-œuvre et les décors, en restauration et en restitution et sur une partie des menuiseries extérieures.
Le chantier fut particulièrement contraint du fait de la densité du quartier (le Marais, à Paris) et des faibles espaces de chantier disponibles d’une part, et d’autre part, de la forte valeur patrimoniale et du caractère précieux des lieux. Le chantier fut en partie mené en site occupé pour limiter la fermeture du musée comme celle du Club de la Chasse et de la Nature, hébergé dans les murs.