Hôtel de Seignelay
Paris, Île-de-France
Privée
Covalence (architecte du patrimoine), LBBA (architecte), Khephren (ingénieur), DAL Delporte Aumont Laigneau (économiste de la construction), Diakustic (acoustique) / NEOdB (acoustique), LAFI Management (AMO), BETEC (BET fluides), Tom Stuart Smith (paysagiste), Axel Vervoordt (décorateur), TESS Ingénierie (BET façades), AXCE sécurité (CSSI), SADEL Ingénierie (BET dépollution), KURVE Lichttechniek Waasland (éclairagiste), ELITE intégration (domotique), BTP Consultant (BC), LM Ingénieur (BET chaux chanvre), IG cuisine (cuisiniste), Studio Amiel (OPC)
NC
2018 - en cours
Anciennement propriété de l’État hébergeant un ministère, l’Hôtel de Seignelay est racheté en 2018 par un propriétaire privé souhaitant en faire sa résidence principale ainsi que des locaux de bureaux. Le programme coïncide avec l’édifice, intégralement classé MH à l’exception son aile en retour datant du XIXe siècle.
Cet hôtel, construit en 1716 par l’architecte Germain Boffrand dans la continuité de l’Hôtel de Beauharnais voisin, requiert d’importants travaux de restauration. Les études commencent par un curage permettant de limiter les désordres potentiels et d’entreprendre un diagnostic étendu. Le monument a subi les outrages du temps et nécessite une restauration de fond.
Le projet concerne tous les ouvrages depuis la reprise de l’intégralité du clos-couvert jusqu’à la restauration des décors, parfois d’origine mais aussi plus tardifs. De nombreux volumes de l’état d’origine - partitionnés et entresolés a posteriori - sont restitués dans son état XVIIIe pour redonner sa cohérence à cet Hôtel, en intégrant les réseaux techniques aujourd’hui nécessaires. Ce travail s’appuie sur une parfaite connaissance des dispositifs antérieurs, parfois toujours en place, des ouvrages et dont les nombreux décors.
Le chantier, commencé au printemps 2021, est interrompu le 6 février 2022 par un important incendie qui touche un tiers du corps du bâtiment principal.
Après des travaux de sécurisation puis de nouvelles études, le projet est réadapté et une partie de l’édifice doit être profondément restaurée. Le chantier de restauration de la zone sinistrée débute en juillet 2023 et comprend la dépose-reconstruction de portions de façades en pierre de taille, le rétablissement des planchers, la restauration de la charpente ainsi que des décors et du second-œuvre (lambris d’appui et de hauteur, plafonds plâtre et corniches, cheminées, compris mise en peinture et dorure).
Les menuiseries extérieures du XVIIIe siècle, ainsi que les parquets (principalement à panneaux Versailles), avaient heureusement été déposés en conservation avant l’incendie et sont reposés en lieu et place.