Château des deux tours- Théâtre des Minuits
La Neuville-Sur-Essonne, Loiret
Théâtre des Minuits
Covalence (architecte du patrimoine) - Claire Dandrel (Conservatrice)
NC
2021 - en cours
Le Château des deux tours est inscrit au titre des Monuments Historiques depuis 1928 et constitue un témoignage de l’histoire médiévale de la commune de La neuville-sur-Essonne, comme vestige d’une maison forte dépendant de l’abbaye de Ferrières.
C’est dans ce décor de ruine qu’est venu s’implanter la troupe du Théâtre des Minuits, qui travaille à mettre en valeur le monument et le jardin paysagé avec son ancien bassin à chanvre.
A la fois lieu de vie, de travail, de visite et de spectacle, le site est la démonstration d’une action artistique et patrimoniale, solidaire et implantée localement. Le projet doit permettre la préservation, la valorisation du monument et l’amélioration de son accessibilité au public.
Lors de son acquisition, l’édifice se trouvait dans un état de ruine dont les conditions étaient inquiétantes. Le Château des Deux Tours est constitué de courtines sur ses trois côtés ainsi que de deux tours, l’une à l’angle Nord-Ouest des courtines, et l’autre appelée “Tour d’escalier” à l’intérieur de sa cour. Cette dernière se rattache à la courtine Nord par le biais d’une ancienne chapelle. Au Nord-Est un grand mur prolonge la courtine Nord et atteste de la présence d’un ancien logis.
Le principe constructif de l’ensemble est relativement homogène: une maçonnerie à deux parements avec fourrure intérieure de moellons, le tout en pierre calcaire. La pierre de taille se limite aux parties principales des ouvrages, soit chaînes d’angles et encadrements des baies. Le chantier, divisé en plusieurs tranches, met en œuvre la sécurisation et restauration des maçonneries et des décors, le dégagement archéologique de parties ensevelies, la mise en valeur des ouvrages et l’accessibilité au public.
Lors du dégagement du sommet de la petite tour, une pièce hexagonale s’est révélée, agrémentée d’un vestige de cheminée, de l’assise de latrines ainsi que de deux ébrasements défensifs Cette découverte a fait l’objet d’une documentation particulière, afin de renseigner au mieux sur ces témoins archéologiques, et de guider l’intervention qui devait s’y adapter. L’étanchéité au sol a entièrement été refaite afin de protéger les graffitis de la pièce du dessous.
Lors de la première tranche du chantier, la chapelle a été dégagée de sa structure de couvrement provisoire et des gravats. C’est pendant ce dégagement qu’à été découvert un pavement de tomettes anciennes qui a aussi fait l’objet d’une documentation précise avant d’être protégé.