L’agence et son champ d’intervention
1. Qui êtes-vous ?
Covalence est une agence d’architecture spécialisée dans l’intervention sur les édifices existants à forte valeur patrimoniale. Nous réunissons une trentaine de collaborateurs autour de cinq architectes associés à parts égales : quatre architectes du patrimoine et un architecte en chef des monuments historiques. Notre siège est à Paris, avec des établissements à Clermont-Ferrand, Charenton-du-Cher, Lyon, Marseille et Montauban.
2. Sur quels types d’édifices intervenez vous ?
Sur toutes les échelles du bâti ancien : cathédrales et églises, châteaux et demeures, architectures militaires, ouvrages d’art, sites archéologiques, édifices civils et lieux culturels — musées, théâtres, bibliothèques. Nous travaillons aussi bien sur des chapelles de village que sur des édifices majeurs comme la cathédrale Notre-Dame de Paris ou le château de Chantilly.
3. Faut-il que mon bâtiment soit protégé au titre des monuments historiques ?
Non. Nous intervenons sur les édifices protégés — classés ou inscrits — comme sur le bâti ancien non protégé. Ce qui détermine notre approche, c’est la valeur patrimoniale du bâtiment et la nature des questions qu’il pose, pas son statut administratif.
4. Où intervenez vous ?
Sur l’ensemble du territoire métropolitain. Nos établissements secondaires nous donnent un ancrage régional fort, notamment en Auvergne, en Occitanie, en Centre-Val de Loire et en région lyonnaise, tout en nous permettant de suivre des chantiers partout en France.
Comprendre le cadre réglementaire
5. Qu’est-ce qu’un architecte du patrimoine ? Un ACMH ?
L’architecte du patrimoine est un architecte titulaire d’une spécialisation post-diplôme, délivrée par l’École de Chaillot, consacrée à l’intervention sur le bâti ancien et protégé. L’architecte en chef des monuments historiques (ACMH) est recruté par concours d’État ; il se voit confier la maîtrise d’œuvre des monuments historiques classés appartenant à l’État, ainsi qu’une circonscription territoriale. Notre associé Rémi Fromont est ACMH pour le Puy-de-Dôme, le Cher, l’Indre et le Loiret.
6. Qui peut assurer la maîtrise d’œuvre sur un monument historique classé ?
Cela dépend du propriétaire et de la nature de l’édifice. Sur les immeubles classés appartenant à l’État, la maîtrise d’œuvre revient à l’architecte en chef des monuments historiques territorialement compétent. Sur les immeubles classés appartenant à d’autres propriétaires — collectivités, particuliers, associations cultuelles — le maître d’ouvrage choisit librement son maître d’œuvre, qui doit justifier de qualifications et de références adaptées. Nos associés disposent des habilitations nécessaires pour intervenir sur les monuments historiques classés.
7. Quelles autorisations sont nécessaires pour des travaux ?
Pour un immeuble classé, une autorisation de travaux spécifique est requise, instruite par la direction régionale des affaires culturelles et délivrée par le préfet de région. Pour un immeuble inscrit, l’autorisation d’urbanisme de droit commun — déclaration préalable ou permis — est complétée par un avis ou un accord des services de l’État. Pour un bâtiment situé aux abords d’un monument historique ou dans un site patrimonial remarquable, l’accord de l’architecte des Bâtiments de France est nécessaire. Nous constituons ces dossiers et assurons le dialogue avec les services instructeurs tout au long de l’instruction.
8. Existe-t-il des financements pour les travaux de restauration ?
Oui, selon le statut de l’édifice et le profil du propriétaire : subventions de l’État via la DRAC, aides des régions, départements et intercommunalités, souscriptions et labels de la Fondation du patrimoine, mécénat, et dispositifs fiscaux propres aux monuments historiques. Le montage financier se prépare très en amont. Nous intégrons cette dimension dès les études, en hiérarchisant les interventions pour permettre un phasage compatible avec vos capacités de financement.
Le déroulement d’un projet
9. Comment se déroule une mission type ?
En deux grands temps. D’abord une phase d’étude — étude préalable ou diagnostic — qui documente l’édifice, analyse ses désordres, définit un parti de restauration et en chiffre les conséquences. Ensuite la maîtrise d’œuvre proprement dite : conception du projet, constitution des dossiers d’autorisation, consultation des entreprises, direction des travaux et réception de l’ouvrage. Selon les cas, une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage peut précéder l’ensemble.
10. Je ne sais pas encore quoi faire de mon bâtiment. Pouvez-vous m’aider en amont ?
Oui. Déterminer ce que votre bâtiment peut accueillir relève de la phase amont du projet, que nous traitons selon deux approches complémentaires. En assistance à maîtrise d’ouvrage, nous réalisons l’état des lieux des usages, l’étude de potentialité et les scénarios programmatiques. En maîtrise d’œuvre, nous réalisons une étude de faisabilité et nous vérifions la compatibilité entre le programme, les usages envisagés et l’édifice ; cette analyse peut être intégrée au diagnostic.
L’objectif est d’évaluer, avant tout engagement, ce que le bâtiment peut accueillir sur les plans fonctionnel, technique, patrimonial, réglementaire et budgétaire, et de vous donner les éléments pour décider.
11. Combien de temps dure un projet ?
C’est très variable. Une étude préalable se compte en mois, un chantier de restauration en mois ou en années selon l’ampleur et le phasage retenu. Sur les édifices protégés, les délais d’instruction administrative et les cycles de financement pèsent souvent autant que la durée des travaux eux-mêmes. Nous établissons un calendrier réaliste dès le démarrage et l’actualisons à chaque étape.
12. Comment sont établis le budget et votre rémunération ?
Le coût des travaux est estimé par notre économiste de la construction, spécialisé en patrimoine, avec un niveau de précision qui s’affine à chaque phase d’étude. Notre rémunération est fixée par un taux appliqué au montant des travaux, ou au forfait pour les missions d’étude et d’assistance ; elle fait l’objet d’une proposition détaillée après un premier échange sur votre projet.
Nos compétences internes
13. Que sont les relevés 3D et à quoi servent-ils ?
Nous pratiquons en interne la lasergrammétrie et la photogrammétrie : le bâtiment est scanné dans son intégralité pour produire un nuage de points d’une grande précision, dont nous tirons plans, coupes et élévations fidèles à l’état réel de l’édifice. C’est un outil de connaissance autant qu’un support de projet — nous l’avons mis en œuvre notamment sur la cathédrale Notre-Dame de Paris, la cathédrale de Bourges et le palais Jacques-Cœur.
14. Peut-on améliorer la performance énergétique d’un bâtiment ancien ?
Oui, à condition de partir du comportement réel du bâti et non de solutions standardisées, souvent inadaptées et parfois destructrices pour la matière ancienne. Nous réalisons des audits énergétiques appuyés sur des investigations sur place et sur la modélisation des parois, afin d’identifier les déperditions et de proposer des interventions proportionnées, compatibles avec la conservation de l’édifice.
15. Travaillez-vous seuls ou en équipe ?
Nous réunissons en interne des compétences habituellement dispersées : études historiques, relevés 3D, économie de la construction, audit énergétique. Cette complémentarité nous permet d’aborder l’édifice de façon globale. Selon les projets, nous intervenons comme mandataire d’une équipe de maîtrise d’œuvre associant bureaux d’études techniques, scénographes, paysagistes ou spécialistes de la conservation.
16. Comment vous solliciter ?
Par courriel à contact@covalence-architectes.fr ou par téléphone au 01 42 74 06 59. Décrivez-nous en quelques lignes votre bâtiment, son statut de protection et ce que vous envisagez : nous revenons vers vous pour un premier échange sans engagement. Nous répondons également aux consultations et marchés publics de maîtrise d’œuvre, en candidature seule ou en groupement.
Votre question ne figure pas ici ? Écrivez-nous à contact@covalence-architectes.fr ou appelez le 01 42 74 06 59.
Les informations réglementaires données sur cette page le sont à titre indicatif et ne se substituent pas à l’instruction des services compétents.